Auteur : Jean-Luc Fromental

Dessinateur : Thomas Baas

Editions : Hélium

Comme tout membre de troupeau duveteux qui se respecte, je me dois de m’intéresser à l’actualité de mes congénères les plus célèbres. C’est pourquoi, j’ai tout de suite foncé sur les mémoires de notre camarade Robêêrt, un mouton qui a su magnifier la condition ovine.

   Résumé de l’éditeur :
      Les mêêmoires d’un mouton pas comme les autres : un roman d’apprentissage à l’humour très british. Robêêrt est un mouton, un simple mouton de ferme. Cependant, grâce à sa soif d’apprendre et son sens de l’observation, l’agneau devient très vite l’élève du chien de berger. Devenu la bête noire du troupeau, Robêêrt accède avec soulagement à la Grande Maison, mais ne fait rapidement plus l’affaire comme peluche vivante pour petites filles gâtées. Pas simple de ne pas être un mouton comme les autres ! Mais notre mouton n’a pas fini de vivre des péripéties : de voyages à l’étranger en rebondissements déchaînés, Robêêrt réussira-t-il à transformer la condition des pauvres moutons ? Plutôt que de finir en ragoût, accédera-il à un avenir glorieux ?

Nous découvrons donc la plume de Robêêrt qui va nous conter son parcours rocambolesque et nous faire partager son souhait de dépasser sa condition de mouton. Passant de maîtres en modèles, il cherche à se démarquer et entre peu à peu dans le monde des humains, même si ce n’est pas toujours de manière glorieuse. C’est d’abord en observant un chien de berger que notre mouton, philosophe à ses heures, va se donner l’ambition de changer l’histoire de la race ovine. Il observe donc attentivement et peu à peu l’élève remplace le maître. Le petit intellectuel va malheureusement s’attirer les critiques l’incompréhension et la jalousie de ses congénères. Exclu du troupeau, Robêêrt  va être promu au rang d’animal de compagnie et trouver son nouveau mentor : le chat de la maison. Cependant, le mouton fera plus office de peluche domestique pour deux petites capricieuses de la haute que de véritable compagnon pour l’homme. Ainsi de suite, Robêêrt va monter l’échelle ovine pour arriver au service d’un équidé imbu de lui-même et diva précieuse, le bien nommé : Fringuant du naseau ! Le nom laisse bien deviner toute l’ampleur du personnage. Le mouton est chargé du bien-être de ce cheval de course qui a des soucis de stress et d’égo.

Cette histoire est destinée à un jeune public et la quatrième de couverture nous promet des rebondissements et beaucoup d’humour. Cependant, l’auteur, malgré un sujet qui avait tout pour me plaire, n’a pas réussi à me captiver tout au long de l’odyssée qu’il propose. On a du mal à s’attacher à Robêêrt qui est parfois bien trop pragmatique. Les quelques longueurs dans les dialogues n’aident pas non plus. L’humour british promis n’arrive réellement qu’à partir du moment où Fringuant du naseau entre en scène. C’est d’ailleurs ce personnage qui amène tout le piquant de l’histoire. Finalement, le parcours de Robêêrt importe peu au lecteur malgré quelques passages croustillants. Je pense notamment au fameux bad trip animalier au Japon, qui est l’occasion de scènes cocasses. Il est dommage que l’auteur n’exploite pas à fond la personnification des animaux. Heureusement, les illustrations de Thomas Bass sont un vrai régal et égayent agréablement la lecture. Certaines sont d’ailleurs très drôles et permettent au lecteur d’avoir de l’empathie pour les personnages.

C’est donc avec un bêêlement contenu que je vous propose cette lecture agréable mais qui ne fera que passer dans votre pré sans laisser un souvenir impérissable.

L'avis du mouton curieux:
2.5/5

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